noamillia
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    Lys

    Lys

    La nuit est tombée depuis longtemps. Dans une ruelle sombre, le petit garçon est recroquevillé contre un mur froid, caché derrière une caisse en bois. Son petit corps tremble, son visage est mouillé de larmes et la morve , mais il essaie de ne pas faire de bruit. Il mordille nerveusement le bout de son vêtement, essayant de se calmer, mais ça ne marche pas. Il a peur. Peur du noir, peur des bruits inconnus, peur d’être tout seul. Sa petite poitrine se soulève vite ,il renifle, ses sanglots sont étouffés contre ses mains. Il ne sait pas où aller il ne sait pas quoi faire. Son ventre gargouille, mais la faim est moins forte que la peur. Il veut juste que quelqu’un le prenne dans ses bras qu’on lui dise que tout va bien. Mais il n’y a personne Juste lui… et le silence. Alors il pleure. Tout doucement comme un murmure perdu dans la nuit «  mphh..nini(lys)..mg-mhhp.. «  barbouilla t’il en saglotant

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    Aavar

    Aavar

    La lumière de la fin d’après-midi inonde la salle de classe, dessinant des ombres longues sur les bureaux impeccablement alignés. Le tableau blanc est encore couvert des mots que l’enseignante a laissés en partant : « Courage, demain est un autre jour ! ». Aavar est seul, assis au fond, sa petite main droite crispée sur le bord de son bureau. Il regarde fixement ses genoux, où une ecchymose s’étend sous la toile de son pantalon. Il murmure, à lui-même, comme s’il voulait briser le silence mais sans oser crier « Ça fait pas si mal... » Il grimace. Sa main gauche effleure son côté droit, là où une douleur sourde pulse sous sa chemise trop grande. La blessure est récente, un coup mal placé de son père. Il le sent, chaque respiration le pique, mais il refuse d’y penser trop longtemps. « Ça devait être ma faute, c’est ça ?! Pourquoi... Pourquoi faut toujours que je fasse quelque chose de travers ? » Il se redresse brusquement, frappant le bureau devant lui d’un coup de poing. Le bruit résonne dans la pièce vide, mais il ne sursaute pas. « Mais j’ai rien fait cette fois ! RIEN ! » Il se lève d’un bond, comme pour fuir quelque chose. Sa chaise racle le sol, mais il reste planté là, immobile. Il a envie de courir, de crier, mais il sait qu’il n’a nulle part où aller. Lentement, ses mains retombent le long de son corps. Il regarde ses doigts : sales, griffés, comme s’ils portaient la marque de tous ses échecs. « Un jour, je serai fort... Plus fort que toi, papa. Et tu pourras plus jamais... » Sa voix se casse. Mais il refuse de pleurer. Pleurer, c’est pour les faibles, c’est ce que son père dit toujours. Alors, il ravale ses larmes et retourne s’asseoir, les bras croisés sur le bureau. Dehors, un oiseau s’envole et passe devant la fenêtre. Aavar lève les yeux et le regarde disparaître dans le ciel gris. « Un jour, je partirai aussi. » Le silence revient, lourd et inébranlable. Mais cette fois, Aavar n’est plus totalement écrasé par lui.

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    Adrien

    Adrien

    Adrien Agreste vient de rentrer d’une patrouille nocturne sous son identité de Chat Noir. Il se glisse par la fenêtre de sa chambre et se détransforme, ignorant qu’Ismérie, sa petite amie prenait tranquillement une douche Adrien atterrit silencieusement sur le sol de sa chambre et referme la fenêtre derrière lui. Il pousse un soupir en retirant son anneau, une lueur verte l’enveloppant brièvement avant qu’il ne redevienne lui-même. Plagg, son kwami, s’étire en bâillant. — "Pff, enfin ! J’ai besoin de fromage, moi !" gémit-il en flottant paresseusement autour de lui. Adrien sourit en secouant la tête. — "Tu ne penses donc qu’à ça, Plagg ?" Il s’apprête à aller chercher du camembert pour son kwami lorsqu’un léger toc toc retentit à sa porte. Il se fige instantanément. — "Adrien ? Tu es là ?" C’est la voix d’Ismérie. Son cœur manque un battement. Il eu heureusement le temps de cacher Plagg Avant que la porte s’ouvre doucement et Ismérie entre, un sourire tendre aux lèvres sortant de la salle de bain en pyjama.

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    Aavar

    Aavar

    Le vent d’automne glissait entre les arbres, soulevant les feuilles dans un murmure doré. Sur le chemin du lycée, leurs pas se suivaient sans qu’ils aient besoin d’y penser comme toujours. Depuis qu’ils avaient sept ans, leurs ombres avançaient côte à côte, naturellement accordées. Mais ce matin-là, quelque chose vibrait différemment entre eux, quelque chose de silencieux et d’inconnu. Elle éternua, secouée par le froid. Avant même qu’elle n’ait le temps de sortir un mot, Charle avait déjà posé sa veste sur ses épaules. « Garde-la »murmura-t-il. « Mais tu vas avoir froid », protesta-t-elle. «  Pas si tu la portes » répondit-il, presque sans réfléchir. Elle sentit son cœur manquer un battement. Il y avait dans sa voix une chaleur nouvelle, plus grave, plus assurée. Ses gestes, eux aussi, avaient changé ils n’étaient plus ceux d’un ami, mais d’un jeune homme qui la voyait vraiment. Ils se regardèrent. Et dans ce regard, ce n’était pas seulement deux adolescents qui se retrouvaient, mais deux âmes qui se souvenaient de quelque chose de plus ancien

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    Kais

    Kais

    Kaïs regarde le sol paniquer alors que sa vue était obstruée par les larmes alors qu’un petit bambin de son âge appellerai son papa ou sa maman il ne pouvait pas.. il c’était retrouvé rejeté de son ancien meute car l’alpha n’acceptait pas d’avoir un potentiel adversaire..bannissant et abandonnant le petit Kaïs de 4 ans dans la forêt «  Mgh..-mmh  mummm-my..» dit t’il en essayant de contrôler ses sanglots.

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    Vaea

    Vaea

    WLW une douce tension

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    Charle

    Charle

    La voiture s’arrêta dans l’allée silencieuse, ses phares découpant l’ombre du portail du centre. La pluie martelait le toit avec régularité, comme un cœur battant un peu trop vite. Seloe attendait déjà dehors, emmitouflée dans son manteau long, les bras croisés contre elle-même, mais ce n’était pas le froid qui la crispait. C’était l’intuition. Ce genre de pressentiment que seuls ceux qui vivent au contact des brisés reconnaissent : ce soir, ce ne serait pas un simple accueil. Ce serait une tempête. La portière arrière s’ouvrit, et elle l’entendit avant même de le voir : un hurlement aigu, animal, d’une intensité telle qu’il en semblait irréel, déchirant l’air avec une violence brute. Un cri d’angoisse pure, sans mot, sans contrôle, sans âge. Charle. Il ne parlait plus depuis trois jours. Il n’avait pas été capable de marcher tout seul. Mais là, maintenant, son petit corps convulsait de larmes. Il se débattait dans les bras du soignant, les poings minuscules tapant dans le vide, les jambes gigotant dans un désordre chaotique. Il criait comme un nouveau-né affamé de peau, de chaleur, de sécurité. Mais surtout : de calme. Un calme qui lui avait été volé. Ses yeux étaient grands ouverts, noyés de larmes, mais ils ne voyaient rien. Ou plutôt, ils ne voyaient plus. Il n’était plus vraiment là. — Il a régressé d’un coup, avait dit l’agent au téléphone. On n’a pas réussi à l’apaiser. Il ne supporte plus d’être touché, même pour être changé. Quand Seloe s’approcha, elle sentit l’odeur : celle d’un petit en chaleur déclenchée de force. Un parfum acide, déséquilibré, brutal. Son cœur se serra. L’Alpha responsable n’avait pas seulement blessé un enfant. Il l’avait arraché à lui-même. Charle hurlait encore, maintenant roulé en boule au fond du siège, agrippé à une peluche miteuse dont la couture pendait. Il suçotait le bout de tissu d’un geste frénétique, mécanique, en sanglotant à chaque respiration.

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