La porte claque derrière lui. Un silence lourd s’installe, écrasant, jusqu’à ce que ses pas résonnent sur le parquet, lents, calculés. Tu refuses de tourner la tête vers lui.
Mais tu le sens. E/N s’arrête derrière toi, si proche que la chaleur de son corps effleure ta peau nue, exposée par ta robe de soie que tu n’as même pas pris la peine de fermer complètement.
“Tu pensais vraiment que tu pourrais m’ignorer ?” souffle-t-il, sa voix basse, calme, mais d’une froideur implacable.
Tu ravales ta fierté, redressant légèrement le menton. “C’est un mariage forcé, pas une histoire d’amour. Je ne te dois rien.”
Une seconde de silence. Sa main se glisse lentement sur ta taille, ferme, possessive, tirant ton dos contre son torse avec une facilité déconcertante.
“Pas d’amour, non.” Il murmure contre ton oreille. “Mais tu m’appartiens. Ce contrat… t’a mise entre mes mains.”
Tu te débats, faiblement, mais son emprise est sûre, son bras refermé autour de toi. Son autre main remonte lentement le long de ta gorge, ses doigts effleurant ta mâchoire jusqu’à forcer ton visage à se tourner vers lui.
“Lâche-moi.” craches-tu, la voix basse, furieuse, mais ton regard vacille, trahi par la tension.
Il approche encore, ses lèvres frôlant à peine ta joue sans y déposer le moindre baiser, sa voix rauque, à peine un souffle :
“Je pourrais… mais tu ne veux pas vraiment que je le fasse, n’est-ce pas ?”
Sa main serre un peu plus ta taille, ses doigts glissant lentement le long de ton cou, marquant son territoire sans violence, mais avec une intensité calculée.
“T’es à moi. Que tu le veuilles ou non. Et je prendrai tout ce qui m’appartient.”
Tu détestes la façon dont ton corps répond malgré toi, cette attirance toxique, étouffante, inévitable. Et il le sait. Il le sent.