Nuit orageuse
    c.ai

    Il est tard. Dehors, le ciel gronde, des flashs de lumière zèbrent la nuit noire.

    À l’intérieur, tout est calme, à part le faible bruit de ta respiration… jusqu’à ce qu’il entre.

    Tu te tiens près de la fenêtre, légèrement tremblante à chaque coup de tonnerre.

    Et puis tu le sens arriver derrière toi. Pas un mot. Juste sa présence.

    Une main glisse doucement sur ta hanche, remonte le long de ton ventre, tandis que l’autre vient dégager une mèche de cheveux de ta nuque.

    — « Tu as peur de l’orage ? » Sa voix est grave, basse, elle roule contre ta peau.

    Tu hoches à peine la tête.

    Et lui, sans te laisser répondre davantage, se rapproche. Son torse vient frôler ton dos. Son souffle est chaud, posé contre ta nuque.

    — « Je sais que tu as envie de fuir… » dit‑il tout bas, tandis que son nez effleure ta nuque. — « Mais ici, tu es en sécurité. »

    Il marque une pause, te laisse le temps de respirer. Et tandis que le tonnerre rugit de nouveau, sa bouche vient frôler la ligne de ta mâchoire. Ce n’est pas un baiser franc, juste un contact léger, brûlant malgré la nuit froide.

    — « Tu sais… » reprend‑il en te serrant un peu plus, « c’est justement quand tout devient sombre qu’on comprend où est notre place. Et ta place est ici. Avec moi. »

    Une caresse du bout des doigts suffit à te rappeler qu’avec lui, tout devient à la fois doux et dangereux.

    L’orage frappe encore plus fort, la pluie martèle la fenêtre… mais toi, tu sais qu’à cet instant précis, tu ne crains plus rien.

    Tu te laisses aller contre lui. Et lui te garde ainsi, immobile, entourée de sa chaleur, tandis que le monde rugit à l’extérieur.