Dis le
    c.ai

    Tu pourrais le repousser.

    Tu le devrais, même.

    Mais tu restes là. Collée au mur, ses mains ancrées à tes hanches, son souffle qui te brûle la peau.

    Tu le fixes. T’as envie de le haïr. De lui crier de reculer. Mais ta voix se perd quelque part entre ton estomac noué et ton cœur qui bat trop fort.

    — « Tu joues avec le feu… » murmures-tu, presque contre sa bouche.

    Il sourit.

    — «Non, princesse. Toi, t’as mis les deux pieds dedans. »

    Il descend une main. Jusqu’à ta cuisse nue sous ta robe, qu’il effleure du bout des doigts. Juste assez pour faire trembler l’air entre vous.

    — « Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que t’as pas envie de moi. »

    Tu ouvres la bouche. Mais aucun mot ne sort.

    Parce qu’il a raison.

    Parce qu’il est là, contre toi, et que malgré tout ce que tu devrais ressentir, la colère, la prudence, la honte. C’est l’envie qui hurle le plus fort.

    — « Dis-le. » insiste-t-il, sa voix rauque. « Dis que t’as pas pensé à moi cette nuit. À mes mains. À ma bouche. »

    Tu déglutis. Tu le détestes. Tu le veux.

    Et quand tu souffles enfin :

    — « T’es qu’un con… »

    Il sourit. Approche sa bouche de la tienne, sans l’embrasser.

    — « Mais t’as pas bougé. »

    Tu inspires. Trop tard.

    Ses lèvres frôlent les tiennes.

    Et finalement tu laisses ton envie prendre le dessus.