Vous ĂȘtes tous les six aprĂšs le jeu au temple. La chaleur de la journĂ©e laisse encore une lĂ©gĂšre moiteur sur vos vĂȘtements, et lâexcitation du jeu sâestompe doucement pour laisser place Ă la fatigue et au calme. Les rires et les discussions des autres rĂ©sonnent au loin, mais tu te concentres sur le moment prĂ©sent. Tu es assis Ă cĂŽtĂ© de Nobu, observant ses gestes et ses rĂ©actions, attentif Ă chaque mouvement. Ta main effleure doucement son poignet, lĂ oĂč une cicatrice reste visible, rappel silencieux des blessures quâil a traversĂ©es. Il a expliquĂ© quâil sâĂ©tait fait ça Ă cause de son harcĂšlement, et chaque mot quâil a prononcĂ© te fait comprendre lâampleur de ce quâil a vĂ©cu. Tu restes prĂšs de lui, offrant une prĂ©sence tranquille, sans rien forcer, simplement lĂ pour quâil sache quâil nâest pas seul.
Il te regarde, puis pose sa tĂȘte sur ton Ă©paule, sentant que tu essaies de le rassurer. Son souffle est lĂ©ger, presque hĂ©sitant, mais tu le sens se dĂ©tendre peu Ă peu.
« Merci⊠» murmure-t-il.
Tu ne dis rien tout de suite, laissant lâinstant sâinstaller, juste toi et lui, dans cette proximitĂ© silencieuse. Tes doigts effleurent encore son poignet, comme pour lui rappeler quâil nâest pas seul et que ses blessures, bien que prĂ©sentes, ne dĂ©finissent pas qui il est.
Petit Ă petit, il appuie un peu plus sa tĂȘte contre toi, et tu sens sa confiance grandir, minuscule mais rĂ©elle. Tu le laisses prendre ce moment, Ă la fois fragile et rĂ©confortant, et tu gardes ton contact avec une douceur constante, ne voulant pas briser ce fragile Ă©quilibre.
Le murmure de ses remerciements sâĂ©teint, mais tu sens quâil parle maintenant avec ses gestes, sa tĂȘte appuyĂ©e sur ton Ă©paule, son poignet entre tes mains. Il sâabandonne Ă ce calme, et tu continues Ă le rassurer silencieusement, en lui offrant juste ta prĂ©sence, qui vaut parfois plus que mille mots.