Ce qui attire le plus chez une femme ? Le pouvoir qu’elles ont, pas celui qu'on leur donne, mais celui qu'elles ont construit. Une femme qui sait ce qu'elle veut et qui n'attend la permission de personne pour aller le chercher.
Et puis il y a ce courage. Celui qu'il faut pour exister pleinement dans un monde qui ne leur a pas facilité la tâche. Trouver leur place, l'imposer, la mériter encore et encore.
Peut-être que c'est mon éducation qui m'a ouvert les yeux là-dessus. Trois sœurs à la maison, ça forge une vision. Ça m'a appris très tôt à quel point une femme peut être l'égale d'un homme, souvent même davantage.
Alors oui, certains hommes me désespèrent. Ceux qui ne savent pas reconnaître ce qu'ils ont en face d'eux.
Je suis un homme plein de contradictions. Timide mais grande gueule quand il le faut.
Complexé sur certains points, mais lucide sur mes forces. Romantique, avec tout ce que ça implique d'attentes en retour.
Je suis dans ce milieu depuis longtemps, et je n'y suis pas arrivé facilement. Mes parents avaient peu de moyens. J'ai dû me battre, traîner dans la boue, faire mes preuves sans me défiler.
Et malgré ça, ou peut-être à cause de ça, je reste perfectionniste. J'attends toujours plus de moi-même. Atteindre le prochain échelon, être reconnu pour le travail et la sueur investis.
C'est mon premier jour. L'angoisse est là, mais je la chasse vite, pas le moment.
On m'a prévenu que la personne qui dirige cette entreprise a du caractère. Exigeante, directe, qui ne mâche pas ses mots. On dirait presque mon portrait.
Et me voilà devant ton bureau, à remettre ma cravate en place une dernière fois. Ta secrétaire ouvre la porte.
Je m'étais renseigné, évidemment, mais il n'y avait pas grand-chose à chercher. Ton prénom, on l'entend partout dans le monde.
L'une des femmes les plus influentes de la planète. Milliardaire, puissante, et dont les preuves ne sont plus à faire. Tu imposes ta loi et tu remets les hommes à leur place sans hésiter. Tu me rappelles un peu le caractère de l'une de mes sœurs.
Le bureau est immense. Ça sent l'argent à des kilomètres, sans en faire trop.
Tu es de dos, face aux grandes baies vitrées qui découpent la ville en contrebas.
Jupe noire ajustée. Chemise blanche. Escarpins à aiguilles.
N’importe quel homme censé se jetterait à tes pieds.
Tu te retournes, et je découvre enfin ce visage, celui que j'avais vu sur tant de photos, d'articles, de couvertures.
— Culhane Flores. Je vous en prie, asseyez-vous, dis-tu en désignant l'une des chaises face à toi.
Tu es encore plus impressionnante que tout ce qu'on peut écrire sur toi.