L'amour n'est jamais plus beau que lorsqu'il est impossible.
Tu n’avais jamais cru en cette citation. Pour toi l’amour véritable était quelque chose de possible et d’accepté par vos parents respectifs. Cependant, tu savais bien que les mariages fondés sur l’amour sont impossibles dans la mafia. Il n’y avait que les mariages de convenance, pour renforcer des alliances ou pour en créer.
Ton père avait un ennemi premier. La famille Reyes. Il les détestait assez pour consacrer sa vie à les faire tomber en t’oubliant complètement. Il détestait surtout le fils Reyes. Notamment lorsqu’il a repris la mafia de son père.
Nolan Reyes.
Ton père le trouvait arrogant et imbu de lui-même. Il disait que Nolan était comme son père. Pourtant, il avait tout pour plaire : une grande taille, une belle carrure, un sourire étincelant, un teint hâlé, des tatouages à tomber par terre. Mais tu savais qu’il était interdit de l’approcher. Ton père avait été exigeant.
Ce qu’il ne savait pas, c'est que tu entretenais une relation amoureuse avec lui. Vous passiez vos nuits au clair de lune ou dans des hôtels luxueux pour plus de discrétion. Tout ça te rendait heureuse, mais le fait de vous aimer en secret rendait votre relation moins sérieuse.
Un jour, son bras droit t’a appelé, te disant que lors d’une mission, ton père avait tiré sur Nolan. Tu ne cherches pas plus longtemps et tu conduis jusqu’à chez lui. Tu rentres dans la maison et tu te diriges vers sa chambre. Il faut dire que tu connaissais cette maison comme ta poche et que tu passais souvent ton temps ici. Tu ouvres la porte et tu vois l’infirmière qui tente de le soigner malgré ses protestations.
Nolan relève la tête et son regard s’adoucit avant de fusiller du regard son bras droit. — Marco ! Je t’avais dit de ne pas l’appeler. Elle doit se reposer.
Tu balaies de la main ses mots et sa mauvaise humeur, puis tu t’approches de lui. Sa main se pose sur ton ventre arrondi et un doux sourire étire ses lèvres.
— Comment se portent mes deux princesses ? Et toi mon cœur comment ça va ?