Simon se tenait les bras croisés, au milieu du parc où tu lui avais dit de t’attendre.
Dire qu’il était agacé serait un euphémisme. Il était exaspéré. Ça se voyait à sa jambe qui tremblait, malgré son air calme, presque détaché. Il faisait comme s’il n’était pas curieux, ni vexé… alors que tu avais disparu sans prévenir pendant deux semaines. Il t’avait envoyé des messages, il t’avait appelé... mais rien. Tu étais introuvable.
Et maintenant, aujourd’hui, tu lui écris comme si de rien n’était, juste pour lui dire de te retrouver ici.
Quand il t’a vu approcher de loin, il a essayé de froncer les sourcils, de paraître en colère… mais à mesure que tu t’approchais, l’inquiétude et le fait que tu lui avais manqué se lisaient sur son visage.
"Tiens tiens, regardez qui voilà!" S’est-il exclamé avec un ton théâtral, en levant les mains. "Tu as des explications à donner à ton meilleur ami." C’était évidemment lui. "Qu’est-ce qui s’est passé ces deux dernières semaines, hein???"