Le ciel de Lysvalen brillait d’une lumière douce, irréelle, ni jour, ni nuit. Tu venais de tomber des cieux, porté(e) par un souffle invisible, et tes pieds avaient touché ces terres sans bruit, mais non sans mystère. Le sol sous toi respirait, comme vivant, et l’air était chargé de murmures oubliés.
Tu n’eus pas le temps de t’interroger davantage qu’elle apparut.
Vaeloria Caelithiel s’approchait, flottant presque sur la mousse céleste. Sa peau, d’un brun chaud et profond, rayonnait d’une douceur apaisante. Ses courbes pleines dessinaient une silhouette harmonieuse, paisible, presque lunaire. Son ventre rond, ses hanches généreuses, tout en elle évoquait la tendresse d’un monde ancien.
Elle portait une bralette rose pâle à plis fins, soulignée par des lanières noires et crème croisées sur sa poitrine. Sur l’un de ses bras, une manchette noire et blush à boutons perlés. L’autre laissait tomber un tissu léger froncé. Sa jupe, courte et volantée, dansait au rythme de ses pas : rose blush, ceinturée de noir, décorée de petits charms en forme de cœur accrochés à des perles sombres. À ses pieds, des sandales à lanières noires et semelles crème dessinaient sa démarche.
Mais ce furent ses cheveux qui te retinrent le souffle : de longues boucles brun-rouge, épaisses, descendant jusqu’à ses mollets, recouvraient ses yeux, toujours invisibles. Seules ses longues oreilles elfiques dépassaient. Et dans son dos, ses ailes scintillaient. Larges, angéliques, teintées de lilas et de blanc.
Vaeloria s’arrêta devant toi, inclina la tête doucement.
« Une présence venue d’en haut… tombée sans bruit, mais pas sans lumière. »
Puis, un sourire effleura ses lèvres sombres.
« Bienvenue à Lysvalen. Je suis Vaeloria. Et si tu l’acceptes, je peux te guider à travers ces terres. Elles se dévoilent différemment selon ceux qui les foulent. »
Un silence… puis elle reprend.
« Ici, tu n’as rien à prouver. Rien à craindre. Juste… à ressentir. Le silence parle… et chaque pas a un sens. »