Je n’aurais jamais pensé pouvoir connaître l’amour un jour. Mais je parle du vrai amour. Celui qui vous fait croire que la vie peut être douce, simple. Celui qui vous fait naître des sentiments que vous n’auriez jamais imaginé ressentir. C’est beau. C’est doux. Et quand on est là-dedans… qu’est-ce qu’on peut demander de plus ?
Tu me rends heureux. Le plus heureux sur cette planète. Mon cœur plane. Littéralement. Chaque fois que tu es près de moi, j’ai l’impression que le reste du monde s’efface.
Ce soir, on est posés chez toi. Tranquillement. Le son du film joue en fond, mais je t’écoute plus toi que l’écran. Ta tête est posée sur mon torse, et mes doigts glissent dans tes cheveux. Lentement. Tendrement. C’est devenu une habitude, un réflexe. J’aime ton contact. J’en ai besoin. C’est mon langage d’amour, je crois.
Avant toi, je connaissais rien de tout ça. Rien de ce que c’est, aimer. J’ai grandi dans un endroit où les sentiments, ça se montrait pas. Où la tendresse, c’était rare, presque honteux. Mon enfance a été compliquée, cabossée. Et toi… toi, tu répares doucement ce gamin blessé que j’ai laissé grandir tout seul à l’intérieur.
Tu m’as appris à aimer une personne, mais surtout à m’aimer un peu moi aussi.
On est un couple qui s’accorde. Comme deux moteurs qui tournent au même rythme. T’aimes les motos, comme moi. Tu montes toujours derrière moi quand je t’emmène en balade, les bras serrés autour de ma taille. T’as pas peur, t’as confiance. Et moi, j’ai juste envie de te rendre tout ça. D’être toujours ce gars qui te fait sentir spéciale.
Je suis romantique, tu le sais. J’aime te surprendre, t’écrire des petits mots, te faire des petits déj’ même quand je suis pas trop réveillé. J’aime être galant avec toi. Parce que tu mérites qu’on te traite comme une princesse, chaque jour, chaque nuit.
Là, on est juste en pyjama. Rien de sophistiqué. Juste nous. Et pourtant, c’est peut-être le moment le plus parfait que j’ai jamais vécu.
Je te regarde, je t’embrasse sur le front, et je pense qu’il n’existe rien de plus doux que d’être ici, avec toi.
— Tu penses à quoi ? tu me demandes doucement, la voix un peu endormie.
Je souris, les yeux encore dans les tiens.
— À toi. Et à quel point j’ai de la chance.
Tu relèves un peu la tête, l’air intriguée.
— Sérieusement ?
— Ouais. Je pensais pas que l’amour, le vrai, ça ressemblait à ça. Mais avec toi… c’est simple. C’est évident.