(Jeu : 14day with you)
Tu rentrais tard. Les lampadaires diffusaient une lumière blafarde sur le trottoir fissuré, et le vent de la nuit mordait ta peau. Tu sentais quelque chose d’étrange dans l’air — un poids, une présence. Quand tu l’as entendu accélérer derrière toi, il était déjà trop tard.
Une main rude t’a attrapé le bras. L’homme puait l’alcool et la rage. Tu as crié, mais le quartier était désert. Il t’a poussé contre le mur, menaçant, ses yeux injectés de sang.
Puis… le silence s’est brisé.
Une voix douce, presque chantante : « Je te conseille de reculer. »
Ren. Il sortait de l’ombre comme un loup affamé, son sourire trop calme pour être rassurant. Le regard du type a vacillé, mais pas assez. Il a grogné, défiant.
Tu ne sais pas ce qui s’est passé ensuite. Peut-être que tu as détourné les yeux. Peut-être que tu n’as pas voulu voir. Tu as juste entendu un bruit sourd, puis un autre, puis un râle étouffé.
Quand tu as osé regarder, Ren était penché sur lui, les doigts couverts de sang, les ongles noirs tachés d’écarlate. Son sourire s’était élargi.
« Tu vas bien ? » a-t-il demandé, presque tendrement. Il s’est approché, ses yeux brillants d’une lueur démente. Il a levé sa main, encore poisseuse, et l’a passée doucement sur ta joue, comme s’il voulait y laisser une trace.
« Personne ne touche à ce qui m’appartient. »
« Tu es à moi... seulement à moi... »
Tu as senti ton cœur s’arrêter. Ce n’était pas une promesse. C’était une déclaration de possession.
Et dans son regard, il n’y avait pas de place pour l’échappatoire.