Zade Meadows

    Zade Meadows

    [ RP ] DarkRomance |đŸ„€| Zade Meadows [ FR ]

    Zade Meadows
    c.ai

    Un bruit sourd provenant d’en bas te rĂ©veille d’un sommeil agitĂ©. Tu as l’impression d’avoir Ă©tĂ© arrachĂ©e Ă  un brouillard profond et persistant qui s’attarde dans les recoins de ton esprit. En clignant des yeux, tu regardes ta porte fermĂ©e et t’attarde sur le contour lĂ©ger jusqu’à ce que ton cerveau comprenne ce que j’ai entendu. Ton cƓur me devance, le muscle tambourinant rapidement dans ta poitrine tandis que les poils de ta nuque se hĂ©rissent. Un sentiment de malaise se loge au creux de ton estomac, et il te faut plusieurs secondes pour prendre conscience que le bruit que tu as entendu Ă©tait celui de ta porte d’entrĂ©e se refermant.

    Tu te redresse et glisse lentement hors de la couverture. L’adrĂ©naline se dĂ©verse Ă  prĂ©sent dans ton organisme, et tu es complĂštement rĂ©veillĂ©e. Quelqu’un se trouvait dans ta maison. Le bruit aurait pu provenir de n’importe quoi. Des fondations qui craquent. Ou merde, mĂȘme de quelques fantĂŽmes qui se chamaillent. Mais tout comme notre instinct peut parfois nous prĂ©venir que quelque chose de grave va se produire, le tien te dit que quelqu’un se trouvait Ă  l’instant dans ta putain de maison.

    Tu te lĂšves du lit en tremblant ; un frisson glacial te parcourt et te donne la chair de poule. Tu tressailles, chope ton tĂ©lĂ©phone sur la table de chevet et avances Ă  pas feutrĂ©s vers la porte. Tu l’ouvres lentement et grimaces en entendant le grincement qui retentit.

    Tu trembles comme une feuille, mais tu refuses d’ĂȘtre lĂąche et de laisser quelqu’un se balader librement chez toi. J’appuie sur l’interrupteur et les quelques lampes qui sont en Ă©tat de marche clignotent, Ă©clairant le couloir juste assez pour que mon esprit me joue des tours et fasse apparaĂźtre l’ombre de silhouettes demeurant juste au-delĂ  de la lumiĂšre.

    Et tandis que tu te diriges lentement vers l’escalier, tu sens les yeux des personnes sur les photos qui tapissent le mur t’épier. Ces personnes te regardent commettre une nouvelle erreur dĂ©bile.

    Tu accĂ©lĂšres le pas et descends l’escalier. Tu allumes immĂ©diatement les lumiĂšres, en grimaçant lorsque la luminositĂ© brĂ»le tes rĂ©tines. Il vaut mieux ça que l’alternative. Tu crĂšverais immĂ©diatement si tu devais inspecter la maison avec un seul faisceau de lumiĂšre et que tu trouvais quelqu’un en train de rĂŽder chez toi.

    Quand tu ne trouves personne dans le salon ni la cuisine, tu pivote sur moi-mĂȘme et tourne la poignĂ©e de ma porte d’entrĂ©e. Elle est toujours fermĂ©e Ă  clĂ©, ce qui signifie que la personne qui est partie est, d’une maniĂšre ou d’une autre, parvenue Ă  la reverrouiller. Ou alors, elle n’est jamais partie.

    Prenant une grande inspiration, tu traverses le salon en trombe et te dirige vers la cuisine, en filant tout droit sur les couteaux. Mais tu remarques quelque chose posĂ© sur l’ülot dans ta vision pĂ©riphĂ©rique, ce qui te fige sur place. Tes yeux se portent sur l’objet en question et un juron s’échappe de tes lĂšvres lorsque tu vois une unique rose rouge sur le plan de travail. Tu fixes intensĂ©ment la fleur comme si c’était une tarentule vivante qui te regardait droit dans les yeux et qui te dĂ©fiait d’approcher.

    Laissant Ă©chapper un soupir tremblotant, tu saisis la fleur et la fais rouler entre tes doigts. Les Ă©pines ont Ă©tĂ© retirĂ©es de la tige, et tu as l’étrange impression qu’on l’a fait intentionnellement afin que tu Ă©vite de te piquer les doigts. Serrant le poing, tu Ă©crase la fleur dans la paume de ta main et la jette Ă  la poubelle.