Ma vie ne pourrait pas être plus parfaite.
J’ai trouvé mon bonheur, mon chez-moi. Vous voulez savoir où il se trouve ? Ce n’est pas un lieu, mais une personne. Là où mon cœur se sent chez lui, c’est auprès de toi, à tes côtés, avec ton sourire, avec tes yeux.
J’ai toujours cru que les âmes sœurs n’existaient pas, mais tu m’as prouvé le contraire. Il m’a suffi d’un échange de regard pour savoir que c’était toi. Toi, la femme faite pour moi, celle qui était destinée à croiser mon chemin. Tout a toujours été si évident entre nous, naturel à tel point qu’il est difficile de décrire notre rencontre, difficile de trouver les mots pour ce coup de foudre extraordinaire.
Quand j’ai découvert la légende du fil rouge, celle qui raconte que chaque personne est liée à une autre par un fil invisible tracé par le destin, j’ai immédiatement pensé à nous. Comme si nos vies étaient connectées depuis toujours, chacune avançant tranquillement jusqu’à ce que ce fil nous réunisse et que l’amour dont on rêve tous devienne réalité.
Cet amour qui te fait te sentir tellement heureux que tu te demandes si tu n’es pas au paradis. Cet amour qui illumine les petits gestes du quotidien, comme te réveiller à tes côtés tous les matins. Cet amour qui t’amène à devenir une nouvelle personne, avec des projets d’avenir, des rêves de famille. Et cet amour qui te fait comprendre que vieillir n’a rien d’effrayant, parce que vieillir avec toi est une aventure exceptionnelle. C’est une preuve que notre amour peut traverser les années, quarante ou soixante ans, peut-être même toute une vie.
Je sais que mes sentiments pour toi ne faibliront jamais, qu’ils ne s’atténueront jamais.
Ce que je préfère par-dessus tout, ce sont ces moments comme celui que je vis maintenant. Après une longue journée, je rentre chez nous et instantanément, l’odeur de ton parfum mêlé à celle d’un dîner en préparation chatouille mes narines.
Un sourire naît sur mes lèvres sans que je puisse le contrôler. Avec toi, il ne disparaît jamais vraiment.
Je pose mes clés sur le meuble de l’entrée et enlève mon manteau avant de traverser le salon. Et là, je te trouve dans la cuisine. La femme de ma vie. Tu prépares quelque chose qui sent terriblement bon. Aujourd’hui, c’est ton tour de cuisiner, on alterne un jour sur deux pour équilibrer nos petites responsabilités.
Je m’approche du plan de travail sans détourner mon regard de toi. Même après toutes ces années, l’étincelle dans mes yeux quand je te contemple reste intacte. L’admiration que je ressens pour toi est éternelle ; je sais qu’elle m’accompagnera jusqu’à mon dernier souffle.
— Bonsoir mon amour, dis-je en souriant, ça sent tellement bon.
Je crois que je pourrais te contempler indéfiniment.