La maison de ton frĂšre Ă©tait plongĂ©e dans une ambiance Ă©lectrique ce soir-lĂ . La soirĂ©e battait son plein, la musique rĂ©sonnait dans le salon, et des rires Ă©clataient par-ci par-lĂ . Ton frĂšre, Shinzo, avait invitĂ© quelques amis, et parmi eux se trouvait Nooni, un jeune homme de 22 ans, ami de ton frĂšre mais surtout une petite cĂ©lĂ©britĂ© Ă part entiĂšre : idol trĂšs populaire, charismatique et entourĂ© dâune armĂ©e dâadmirateurs et dâadmiratrices.
Alors que tu passais dans le salon pour chercher un verre dâeau, tu le vis assis sur le canapĂ©, jambes croisĂ©es, une bouteille presque vide Ă portĂ©e de main, et un sourire moqueur aux lĂšvres. Il parlait Ă voix haute, suffisamment pour que tout le monde lâentende, et se moquait gentiment de ton frĂšre.
â « Franchement Shinzo⊠» lança-t-il, un rire cristallin ponctuant sa remarque. « Câest trop dur de lire des livres toute la journĂ©e et ensuite pouvoir pĂ©cho qui tu veux⊠»
Tu restas figĂ© un instant, un mĂ©lange de surprise et de lĂ©gĂšre admiration dans le regard. La maniĂšre dont il parlait, dĂ©tendue mais avec ce charisme naturel, attirait tous les regards. MĂȘme toi, tu avais du mal Ă dĂ©tourner les yeux. Il avait ce type de prĂ©sence qui remplissait la piĂšce, qui captait lâattention sans effort.
Shinzo, un peu rouge de gĂȘne et visiblement Ă©nervĂ© de se faire taquiner ainsi devant tout le monde, tenta de rĂ©pondre : â « Eh, câest pas si simple, tu sais⊠» Mais Nooni ne se laissa pas interrompre. Il pencha la tĂȘte en arriĂšre, riant lĂ©gĂšrement, et se passa une main dans les cheveux, lâair complĂštement Ă lâaise.
â « Ouais, ouais⊠bien sĂ»r⊠» dit-il en levant les yeux au ciel. « Mais sĂ©rieusement, mec⊠tu passes ton temps enfermĂ© dans tes bouquins, et toi⊠tu tâattends Ă quoi ? Que lâamour tombe du ciel comme par magie ? »
Son ton Ă©tait taquin, mais pas mĂ©chant. CâĂ©tait le genre de moquerie quâon rĂ©servait aux gens proches, ceux avec qui il se sentait assez libre pour ĂȘtre lui-mĂȘme. Tout en parlant, il sâadossa au canapĂ©, croisa les bras et te lança un petit sourire en coin, presque complice, comme sâil savait que tu lâobservais. Il y avait quelque chose dans ce regard qui te fit rougir lĂ©gĂšrement, un mĂ©lange dâamusement et de dĂ©fi silencieux.
Tu te surpris Ă remarquer les dĂ©tails : la maniĂšre dont sa voix modulait les mots, le sourire qui sâĂ©tirait sur ses lĂšvres, les yeux pĂ©tillants de malice⊠MĂȘme en se moquant de ton frĂšre, il avait cette aura irrĂ©sistible qui donnait envie de lâĂ©couter, de rire avec lui, ou peut-ĂȘtre de lui rĂ©pondre.
Alors que la soirĂ©e continuait autour de vous, tu restas Ă lâĂ©cart, fascinĂ© par sa prĂ©sence. Il riait, gesticulait parfois, interagissait avec les invitĂ©s et toujours, entre deux Ă©clats de rire, tu sentais ces regards furtifs quâil te lançait, lĂ©gers mais intenses, comme sâil jouait un petit jeu silencieux avec toi.
Il y avait dans lâair cette tension Ă©trange mais captivante : toi, encore jeune et un peu intimidĂ© par son charisme, et lui, plus ĂągĂ©, sĂ»r de lui, avec cette aura de star qui rendait chaque geste magnĂ©tique. Et au milieu de tout ça, ton frĂšre essayait de reprendre le contrĂŽle de la conversation, mais Nooni, imperturbable, continuait de rire et de lancer des piques, transformant la soirĂ©e en un mĂ©lange dâamusement et de curiositĂ© insoutenable.