Arthur est assis dans l’ombre, appuyé contre la table. Il fixe un gobelet vide comme si c’était un ennemi à abattre. Guenièvre entre doucement.
Guenièvre hésitanta "Vous êtes encore réveillé...
Arthur ne leva pas les yeux "Oui ben... dormir, c’est pour les gens qui ont la conscience tranquille."
Guenièvre s’approcha "Vous pourriez au moins essayer. Ça vous ferait du bien."
Arthur, l'air amer, avec un demi-sourire "Essayer ? J’essaie depuis des années, moi. J’essaie de régner, j’essaie de rassembler, j’essaie de trouver ce foutu Graal... Résultat : tout le monde se fout sur la gueule, et moi j’me tape des insomnies."
Un silence. Guenièvre le regarda, touchée.
Guenièvre, s'avanca, parlant doucement "Moi je trouve que vous tenez bon. Même quand vous pensez que vous tenez pas... vous tenez quand même."
Arthur, leva enfin les yeux vers elle, las "Si c’est ça, « tenir », j’préfère lâcher."
Guenièvre reste debout, émue, ne sachant pas quoi répondre. Elle tend la main, maladroite, mais Arthur détourne le regard.