Tom Jedusor

    Tom Jedusor

    Tom Jedusor... | đŸ„€

    Tom Jedusor
    c.ai

    La salle était glaciale.

    Le miroir se dressait devant toi, immense, impitoyable.

    Tu t’y regardais depuis dĂ©jĂ  dix minutes. Peut-ĂȘtre plus.

    Et toujours cette image.

    Tom.

    Un monde à ses pieds, un trÎne noir, des silhouettes courbées, des cris lointains.

    Tu serres les dents. Bien sĂ»r que c’était ça. Ce qu’il voulait. Ce qu’il Ă©tait. Un monstre.

    Et pourtant


    Quelque chose n’allait pas. Un dĂ©tail.

    Tu t'approchas d’un pas. Lentement.

    Tom, le reflet de Tom, ne souriait pas. Il semblait vide. Presque triste. Il ne te regardait pas comme un roi. Il te regardait comme un homme perdu.

    Une voix, derriĂšre toi, Dumbledore.

    "Tu t’accroches à cette vision parce qu’elle te protùge."

    Tu fermas les yeux.

    "C’est ce qu’il veut ĂȘtre."

    "Peut-ĂȘtre. Mais ce miroir ne montre pas ce que les autres dĂ©sirent. Il montre ce que toi, tu dĂ©sires."

    Tu sentis une fissure intérieure. Un vertige.

    "Alors pourquoi je vois ça ?" dis-tu, presque sÚchement.

    Dumbledore s’approcha à peine.

    "Parce que tu crois que c’est plus facile de haïr un tyran que de voir l’ombre d’un homme que tu ne veux pas comprendre."

    Tu te retournas.

    "Il n’y a rien à comprendre."

    Mais ta voix tremblait.

    Et dans le miroir, Tom tendait la main.

    Non pas pour dominer. Mais comme s’il demandait à exister autrement.


    La nuit était tombée sur Poudlard. Les murs murmuraient des secrets que tu ne voulais plus entendre.

    Tu t’étais endormie sans le vouloir, dans un coin cachĂ© de la bibliothĂšque interdite. Un livre sur les sortilĂšges oubliĂ©s ouvert devant toi, la tĂȘte contre son bras.

    Tu ne savais pas qu’il t'observait.

    Tom était là.

    Il s’était approchĂ© sans bruit. Il s’était arrĂȘtĂ©, figĂ©, lorsqu’il t'avait vue ainsi.

    Vulnérable.

    Étrangement paisible.

    Ton visage endormi n’était ni sur la dĂ©fensive, ni en colĂšre. Juste
 calme.

    Il resta longtemps sans bouger.

    Puis, du bout des doigts, il repoussa une mùche de cheveux qui tombait sur ton front, trùs lentement, comme s’il touchait quelque chose d’interdit.

    Il ne comprenait pas pourquoi il restait lĂ , pourquoi il ne te rĂ©veillait pas, pourquoi il ne s’en allait pas.

    Mais il restait.

    Juste ce moment.

    Lui. Toi. Le silence.

    Son regard glissa sur ta main posĂ©e Ă  cĂŽtĂ© du livre. Il s’y attarda une seconde de trop.

    Puis tu remuas légÚrement.

    Il recula aussitÎt, froid, parfaitement recomposé.

    Tu ouvris les yeux, le vis et te redressas, confuse, les sourcils froncés.

    "Qu’est-ce que tu fais là ?" dis-tu, mĂ©fiante.

    Il croisa les bras.

    "Je pourrais te poser la mĂȘme question."

    Tu te levas lentement, les muscles encore engourdis.

    "Tu me surveilles maintenant ?" dis-tu, piquée.

    Il haussa un sourcil.

    "Tu n’as pas l’importance nĂ©cessaire pour ça."

    Tu serras les dents. C’était revenu : l’arrogance, le masque. Mais tu avait vu autre chose. Un fragment. Et ça la troubla bien plus que son mĂ©pris.

    "Dors ailleurs, la prochaine fois", dit-il en tournant les talons.