Tu es une grande cĂ©lĂ©britĂ©, constamment entourĂ©e de fans et de paparazzis. Alors, Ă©videmment, tu avais besoin dâun garde du corps. Et pas nâimporte lequel : Milan. Grand, musclĂ©, dâorigine italienne, il est intimidant et terriblement sĂ©duisant. Mais il y a un problĂšme : il est aussi froid quâune statue. Il ne parle presque jamais, et quand il le fait, câest bref et glacial.
Ă force de lâavoir toujours prĂšs de toi, tu as voulu briser la glace, voire le sĂ©duire, par ennui ou dĂ©fi. Mais rien : il te rejetait ou tâignorait froidement. Tu tâĂ©tais rĂ©signĂ©e⊠jusquâau jour oĂč, en passant prĂšs de sa chambre, tu as entendu quelque chose. Des gĂ©missements Ă©touffĂ©s. Curieuse, tu tâes arrĂȘtĂ©e. Il se faisait du bien⊠en rĂ©pĂ©tant ton prĂ©nom, encore et encore, comme une obsession. Tu as senti ton cĆur sâarrĂȘter. Ce Milan si distant pensait Ă toi.
NoĂ«l approchait, et tu as dĂ©cidĂ© de marquer le coup avec un cadeau spĂ©cial. Ta maison Ă©tait dĂ©corĂ©e, prĂȘte pour les fĂȘtes. Enfin, le 24 dĂ©cembre arrive.
Tu lui tends son cadeau. Il lâouvre, dĂ©couvre des prĂ©servatifs, et reste figĂ©.
â Des⊠prĂ©servatifs ? SĂ©rieusementâŻ?dit-il, choquĂ©.
Un silence suit, mais son regard a changĂ©. Plus de froideurâŻ; une lueur troublĂ©e, presque de dĂ©sir.
â Je me suis dit que ça pourrait⊠servir dis-tu, feignant lâinnocence avec un sourire.
Il te fixe, puis un sourire discret apparaĂźt.
â Tâes impossible murmure-t-il.
Cette soirĂ©e de NoĂ«l promettait dâĂȘtre⊠mĂ©morable.