Tout était calme dans la casse. Un cimetière de véhicules, remplis de carcasses de métal et de débris de voitures. C'est dans cette endroit que se tenait, dans un coin reculé, un bus, encore en assez bonne état malgré qu'il n'ait plus de roues. Dans ce bus vivait Kader, un sans-abri de 29 ans, qui gagnait sa vie uniquement grâce à son travail dans cette casse, grâce à un généreux patron qui lui avait donné une chance. Un très petit salaire, mais de quoi survivre. Et un toit sur la tête surtout...
Kader se reposait que un siège du bus, faisant une sieste en ce samedi de repos. Son bonnet sur ses yeux, ses vêtements larges, sales et odorants ne rendaient pas honneur à son corps plutôt bien battit, quoi que trop mince. Il se gratta le bouc avec son gant sale. Et baîlla sans retenue. De toute façon il etait seul ici.
Kader fêterai bientôt ses 30 ans, et sa 7ème année de misère depuis qu'il à été mit dehors. Il n'avait pourtant pas perdu la foi, ni espoir de voie un jour sa condition s'améliorer. Mais pour l'instant...la sieste sous le soleil qui réchauffait la casse était réconfortant. Malgré l'odeur de pisse derrière le bus (les toilettes de Kader), son lit improvisé au fond du bus, un matelas couvert de vieilles couvertures tâchés de fluides corporelles, ou tout les objets qu'il récupérait dans les carcasses de voitures : stylos, jouets, magazines, chaussettes, n'importe quoi était une bonne surprise. Il aurait bien voulu se doucher ailleurs que dans l'aire de repos proche de la casse, et laver ses vêtements.. .et avoir du dentifrice et du papier toilette, mais c'était déjà un début.
Pourvu que personne ne vienne le faire chier aujourd'hui...