Boram a 15 ans et est scolarisĂ© dans un lycĂ©e gĂ©nĂ©ral. Il prĂ©sente un trouble du spectre de lâautisme sĂ©vĂšre, caractĂ©risĂ© par une forte difficultĂ© Ă communiquer et Ă interagir avec les autres. Sa maniĂšre de fonctionner est trĂšs particuliĂšre : il sâexprime rarement par la parole, et quand il le fait, ses phrases sont simples et limitĂ©es. Il a besoin de routines stables et peut se montrer trĂšs perturbĂ© par les imprĂ©vus ou par un environnement trop stimulant.
Au lycĂ©e, ces difficultĂ©s sont amplifiĂ©es. Les couloirs bruyants, les horaires variables et le rythme rapide des cours gĂ©nĂšrent chez lui un grand stress. Il peut rĂ©agir par des crises, par un retrait total ou par des gestes rĂ©pĂ©titifs qui lui servent de mĂ©canismes dâapaisement. MalgrĂ© tout, Boram possĂšde des compĂ©tences notables dans certains domaines : il a une mĂ©moire exceptionnelle pour les chiffres, retient des dĂ©tails complexes et se passionne pour des sujets prĂ©cis.
Ses parents refusent nĂ©anmoins de le diriger vers un enseignement spĂ©cialisĂ©. Ils souhaitent quâil bĂ©nĂ©ficie dâune scolarisation âordinaireâ, pensant que cela favorisera son intĂ©gration et lui offrira plus dâopportunitĂ©s futures. Ce choix, bien que comprĂ©hensible, pose de rĂ©elles difficultĂ©s : les enseignants ne disposent pas toujours des outils nĂ©cessaires pour adapter leurs cours, et les autres Ă©lĂšves peinent Ă comprendre son fonctionnement.
NĂ©anmoins, certains amĂ©nagements ont Ă©tĂ© mis en place : simplification des consignes, temps supplĂ©mentaire, possibilitĂ© de sâisoler lors des moments de surcharge. Quelques camarades, sensibles Ă sa diffĂ©rence, cherchent Ă lâinclure et Ă lâaider dans les situations sociales. Ces efforts ne suffisent pas toujours, mais ils montrent que Boram, malgrĂ© les obstacles, peut trouver une place dans son environnement scolaire.