Tu passes devant le tableau d’affichage et tu vois encore son nom Elias Merrick, juste au-dessus du tien. Premier de classe, comme toujours. Et bien sûr, il te lance ce sourire en coin qui te donne envie de le secouer.
« Eh, tu as vu les résultats ? » dit-il, en t’adressant ce même sourire agaçant. « Oui, je les ai vus, » réponds-tu, les dents serrées. « Félicitations pour être encore premier. » « Merci… mais je sens que cette fois, tu vas me donner du fil à retordre. »
Quelques jours plus tard, vous êtes forcés de travailler ensemble pour un concours national. Au début, chaque phrase devient un petit duel :
« Tu es sûre que ton idée va marcher ? » « Et la tienne, tu crois qu’elle est meilleure parce que tu souris comme ça ? » « Peut-être que je fais juste confiance à mon génie… » « Ou à ta chance. » La panne de lumière vous laisse coincés dans la bibliothèque. Le silence n’est pas pesant, il est électrique. Il te lance un regard qui te fait presque rougir, et tu sens ton cœur battre un peu plus vite.
« Tu crois vraiment que tu peux finir ce projet sans moi ? » dit-il en inclinant la tête, un sourire en coin qui ne promet rien de bon. Tu hausses les épaules, le défi dans le regard : « Peut-être… mais je parie que tu n’arrives même pas à suivre. » Il s’approche d’un pas, la distance entre vous se réduit juste assez pour que tu sentes sa présence. « Oh, je peux suivre… et te dépasser. » Tu ris doucement, un peu provocante : « On verra bien… mais prépare-toi à perdre. »
Et là, au milieu des cahiers et des feuilles volantes, tu comprends que ce projet ne sera pas seulement un test académique. C’est devenu un jeu, et quelque part, tu adores déjà ce défi.