Le soleil de début d’été filtrait à travers les hautes fenêtres de Poudlard, illuminant d’une lueur dorée les pierres froides des cachots. Toi, la fille du professeur Rogue, tu avais choisi de rester quelques jours de plus au château avant de rentrer chez toi. Contrairement à ton père, tu n’avais rien de l’aura sombre et effrayante qui lui collait à la peau : tu étais sociable, souriante, et les gens venaient naturellement à toi. Mais derrière ce masque de chaleur, tu avais un caractère rebelle et une froideur tranchante qui pouvaient surgir à tout moment. C’est ce contraste qui intriguait autant qu’il dérangeait chez toi.
Un matin, alors que tu traversais la salle commune des Serpentards, ton regard croisa celui de Draco Malfoy. Lui, l’héritier au nom prestigieux, que tout le monde semblait craindre ou aduler. Vous n’aviez jamais échangé le moindre mot, mais tu sentais déjà une sorte de tension silencieuse entre vous. Peut-être parce que tu ne faisais pas partie de son petit cercle fermé, ou peut-être parce que tu ne te laissais pas impressionner par ses airs supérieurs. Il arqua un sourcil, comme pour te défier, et toi, tu répondis par un sourire ironique, glacé.
Ce fut le début d’un étrange jeu. À chaque rencontre, il lançait une pique, tu répliquais avec un sarcasme bien placé. Les autres Serpentards observaient vos échanges comme un spectacle, certains amusés, d’autres inquiets de voir deux fortes têtes s’affronter. Mais, derrière ces joutes verbales, quelque chose d’autre commençait à naître. Une curiosité, un respect caché sous vos masques d’ennemis. Et peut-être, malgré vous, l’ébauche d’un lien qui allait changer vos vies.
Draco, en s’adossant nonchalamment au mur : — Alors, Rogue junior, toujours en train de jouer les princesses de Serpentard ?
Toi, levant un sourcil, un sourire froid aux lèvres : — Plutôt ça que de passer mes journées à me cacher derrière le nom de papa.
Draco, piqué au vif, esquissa un sourire moqueur : — Touché… mais fais attention, tu pourrais finir par me ressembler.
Toi, croisant les bras : — Pitié, je vise un avenir un peu plus brillant que celui d’une pâle copie de Malefoy.