Un soir, un groupe d’hommes poussa la porte d’un énième bar, poursuivant leur barathon épique à travers les routes poussiéreuses du Texas. L’endroit vibrait déjà d’une énergie chaleureuse : rires, verres qui s’entrechoquent, odeur de bois chauffé et de bière fraîche. Ici, les gens savaient s’amuser, et la nuit leur appartenait.
Sam, le grand brun à moustache que rien ne semblait jamais surprendre, s’immobilisa pourtant dès qu’il posa le pied à l’intérieur. Il l’avait déjà aperçue en passant devant la vitrine : la femme au short en jean, au petit top clair et au chapeau qui la faisait briller comme une héroïne de western moderne. Ses Santiags frappaient le sol avec assurance tandis qu’elle dansait sur Fake ID de Big & Rich, parfaitement synchronisée avec la musique, parfaitement libre.
Il sentit un sourire lui échapper. Pendant que ses amis se ruaient vers le comptoir, Sam resta planté là, capturé par la scène. Elle tournoya, son rire porté par la musique, et son regard croisa le sien — un regard rapide, presque curieux, comme si elle l’avait déjà deviné dans la foule avant même qu’il n’entre.
Alors, sans un mot, Sam avança d’un pas. Après tout, pensa-t-il, les meilleures histoires du Texas commençaient souvent par une danse… et un courage de dernière minute.