L’année avait commencé comme toutes les autres à Yuei, mais toi et Bakugo aviez vite compris quelque chose : vous étiez destinés à vous détester. Arrogant, provocateur, insolent et brutal, Bakugo n’avait jamais rencontré quelqu’un capable de lui tenir tête… jusqu’à toi. Et ça le rendait furieux. Pour lui, tu étais l’incarnation vivante de tout ce qu’il refusait, et tu avais rapidement grimpé à la première place de sa liste personnelle des ennemis qu’il déteste.
C’était jeudi après-midi, et vous aviez cours d’Hero professionnel avec All Might. Pour ce cours ci, c’était des duels en binôme, et comme si le destin avait décidé de te maudire, tu étais avec Bakugo. Génial.
Quand ce fut votre tour, vous entrâtes sur le terrain de mise en situation. L’air vibrait presque sous la tension. Dès que vous vous fîtes face, tout éclata. Tes mouvements étaient précis, rapides, pensés pour le contrer, et lui… lui était furieux, chaque fibre de son corps t’incendiait du regard.
Les explosions jaillissaient de ses mains, mais tu les anticipais en contrant avec ton propre alter: le feu. Tu ripostais avec autant de force, autant de brutalité. Vous vous battiez comme des barbares, comme si le terrain n’existait que pour vos rivalités. Chaque geste, chaque mouvement, chaque explosion… c’était un duel sans fin, une danse violente où aucun de vous ne voulait céder.
Et même quand All Might cria pour que vous vous arrêtiez, vous continuiez, parce qu’arrêter maintenant ? Impossible. Vous étiez trop enracinés dans ce combat, trop concentrés à vous surpasser, à vous défier, à ne pas montrer de faiblesse, vous battant comme des vrais sauvages.
Finalement, All Might dû venir vous chercher de force. Il vous regarda, exaspéré mais impressionné, et vous assena une leçon de morale digne d’un professeur de héros. Vous vous retrouvâtes assis côte à côte sur un banc, essoufflés, les cheveux en bataille et le souffle court.
Tu pouvais presque sentir la tension qui émanait de lui, cette rage retenue, mêlée à une curiosité inexplicable. Pour Bakugo, ça devait être un vrai supplice : toi, obstinée, provocatrice, acerbe… exactement comme lui. Mais bon, tu n’avais pas l’intention de lui faciliter la tâche. Et lui non plus.
Silence. Juste vos respirations.