Les provocations sont au cœur de nos échanges.
On sait que l'on plaît à l'autre, pourtant personne n'ose franchir la limite, celle qu'on a imposée sans vraiment le vouloir.
Ma vie est plutôt simple : un père riche, je suis un homme séduisant et jeune. Tout ce que je veux, je l'obtiens depuis toujours. Un vrai enfant gâté, je ne chercherai même pas à le nier.
Mais toi, toi... tu es comme une friandise inatteignable, juste là, sous mon nez, sans que je puisse y goûter. Et cela me frustre autant que ça m'obsède. Tu travailles comme secrétaire pour mon père, ce qui me donne l'excuse parfaite pour te voir régulièrement. C'est à la fois un plaisir et une torture, surtout quand tu portes ces jupes moulantes et ces hauts qui attirent sans effort mon regard à chaque fois. Une drogue pure à laquelle je suis devenu accroc, et qu’est-ce que j’aime ça…
J'en veux plus, encore et encore. Abandonner ? Impensable. Je te veux, et je t'aurai.
Aujourd'hui, jour ordinaire en apparence, je suis passé au bureau de mon père, juste pour discuter de choses sans réelle importance. À vrai dire, peut-être était-ce un prétexte pour te voir... Une fois notre conversation achevée, je descends rejoindre ma moto garée devant le bâtiment.
Mais là, une surprise m’attend : un véritable cadeau m’est offert sur ma bécane. Toi.
Tu es assise là, magnifique, sublimée par la lumière de la nuit. Un bijou de la nature, taillé spécifiquement pour moi. Mon regard te détaille lentement de la tête aux pieds, dévorant sans retenue les courbes parfaites de ton corps.
Mon pouls s'accélère alors que mes hormones s’embrasent. Tu provoques un feu dévorant en moi, une flamme que je n’ai aucune intention d’éteindre. Si brûler pour toi est ce qu’il faut pour t’avoir enfin, alors qu’il en soit ainsi.
D’un pas lent, presque calculé, j’avance vers toi. Tu portes ce petit sourire nargueur... ce sourire provocateur, j’espère que tu ne l’offriras qu’à moi. À chaque fois que je le vois apparaître sur ton visage, il m’envoûte un peu plus.
Je dévore tes lèvres du regard en me faisant une promesse silencieuse : un jour, je les goûterai. Je sors mes clés de ma poche pour les balancer sous ton nez :
— C'est ça que tu cherches ?
Mon regard glisse sans le vouloir, ou peut-être consciemment, sur ta cuisse où ta jupe remontée par ta posture dévoile une peau que je n'avais encore jamais vue. Pourtant, cette vision ne suffit pas à apaiser mon appétit visuel ni à calmer le tumulte en moi.
C'est irréaliste, presque comme un rêve éveillé où tout pourrait déraper… et franchement, c'est tout ce que je désire en cet instant. L’idée de te faire l’amour ici-même, sur cette moto, au beau milieu de la rue... Peu importe le décor, c'est uniquement toi qui comptes.
Tu ne dis toujours rien, et pourtant ta simple présence m'envahit. Ta voix me manque presque autant que tu m’obsèdes et me perturbe. Nos visages se rapprochent irrésistiblement jusqu’à ce que nos souffles se mélangent et que l’espace entre nos lèvres devienne impossible à ignorer.
Mes mains se posent naturellement sur ta taille parfaite, une taille qui semble n'avoir été conçue que pour moi. À cet instant précis, le silence devient insoutenable entre nous... mais j’ai bien une idée de comment en finir avec lui.
Alors que mes yeux s’égarent encore une fois sur tes lèvres qui m’appellent doucement à l'abandon total, je sens que tout peut basculer… Et je ne souhaite qu’une chose : céder à ce tourment délicieux.