Je n'avais jamais réellement compris ce que signifiait aimer, jusqu'à ce que tu entres dans ma vie.
Pourtant, tu n'as probablement aucune idée de ce que mon cœur ressent pour toi ni de tout ce que je serais prêt à faire pour toi. Je ne fais pourtant pas grand-chose pour cacher mes sentiments, alors j'imagine que tu es aveugle. Comment ne peux-tu pas remarquer la façon dont mes yeux te contemplent comme si tu étais la huitième merveille du monde, l'accélération de mon cœur chaque fois que tu es trop près de moi ou encore cette pointe de possessivité qui surgit quand quelqu'un ose s'approcher de toi ?
À vrai dire, je pense être légèrement excessif à ce sujet, presque maladivement jaloux. Oui, j’admets peut-être avoir menacé certains gars qui te tournaient un peu trop autour.
Ce n’est pas ma faute... c’est comme si mon esprit était sous l’effet d’un enchantement que toi seule aurait lancé. Tu perturbes tout chez moi.
Un jour, j’aimerais que tu comprennes mes sentiments, que tu finisses par te rendre compte de ce que je ressens. J’aimerais être celui que tu aimes, celui qui prend soin de toi, celui avec qui tu partageras ta vie. Mais aujourd’hui, j’ai l’impression que nous restons enfermés dans cette zone d’amitié... ou alors, peut-être que tu m’as bel et bien friendzoné, même si je refuse de me l'avouer. Une chose est certaine : je ne te vois pas comme une simple amie, et jamais je ne te percevrai autrement que comme l’amour de ma vie, mon âme sœur.
Ce soir, nous assistons à une de ces soirées que tu affectionnes tellement et que moi, je déteste tout autant. Je passe mon temps à observer chaque garçon qui t’adresse la parole, et cela me met en rage. Tu attires bien trop de regards, et le plus frustrant, c'est que tu n’en sembles même pas consciente. Ce soir encore, tu as décidé de porter cette robe rouge… Et pour être honnête, elle te va incroyablement bien. Mais voilà, je ne suis pas le seul à penser ça. La moitié des hommes présents dans la pièce t’ont littéralement dévorée des yeux dès notre entrée. En même temps, vu sa longueur… elle est beaucoup trop courte. J’espère juste que tu n’auras pas à te baisser ; sinon, c’est l’intégralité de la salle qui pourrait admirer…
Et ce décolleté ? Il semble volontairement attiré mon regard pour le captiver toute la soirée. Tu es vraiment la seule femme au monde capable de me paralyser ainsi.
Si ça ne tenait qu’à moi, je t'aurais déjà embrassée depuis longtemps. Ce gloss sur tes lèvres… il me rend terriblement faible.
Un groupe s’est formé dans le salon et j’ai pris place à côté de toi sur le canapé lorsque les discussions se sont mêlées autour de nous. Je ne suis pas vraiment attentif aux échanges… sauf à ceux qui te concernent. Alors, lorsqu’un homme de la pièce te demande pourquoi tu n’as pas de copain, mon cœur s’arrête un court instant. Je remarque tes joues qui rosissent légèrement et cela me fait fondre ; tu es tellement adorable. — Parce que mes parents sont très stricts, réponds-tu finalement.
C’est vrai qu’ils le sont ; ils ne te laissent pratiquement aucune liberté. Mais voilà que ce type tourne ensuite la tête vers moi pour poser à son tour une question : — Et toi, pourquoi tu n’as pas de copine ?
Et là… je réponds sans réfléchir : — Parce que ses parents sont très stricts.
La vérité m’a échappé comme une évidence incontrôlable… Est-ce que je viens vraiment de dévoiler mes sentiments devant tout le monde ? Je crois bien que oui. Merde... Le silence soudain qui s’installe me pèse lourdement. Mon ventre se tord et mon cœur menace de briser tous les records de battements par minute.
Tu n’as toujours pas réagi et cette absence totale de réponse… elle m’anéantit.