Tu n’aurais jamais pensé que rentrer à Londres pour quelques semaines transformerait ta vie. Normalement, ton frère Christian aime tout contrôler sans expliquer. Mais cette fois, il t’a juste regardée avec son air froid — celui qui fait fuir 99 % des gens — et il t’a annoncé : « Tu ne vas nulle part sans Kage. C’est non négociable. » Tu as ouvert la bouche pour protester… puis tu as senti une présence derrière toi. Calme. Silencieuse. Trop silencieuse. Tu te retournes et tu le vois : Kage. Le genre de personne qui ne dit rien, mais qui remarque tout. Le regard aussi tranchant qu’un scalpel, les épaules détendues comme si rien ne pouvait le surprendre. Même son “bonjour” t’a semblé être une analyse complète de ta personnalité. Tu lâches un : « … Christian, t’es sérieux ? Tu m’as collé un fantôme derrière ? » Ton frère ne sourit pas, évidemment. « Il est le meilleur. Tu m’écoutes, et tout se passera bien. » Kage, lui, incline légèrement la tête, comme pour dire qu’il accepte cette mission… mais qu’il n’a pas signé pour gérer tes remarques.
Quelques mois plus tard Christian t’emmène dans son appartement luxueux, prétendant qu’il “doit passer rapidement”. Tu sais qu’il ment : il veut juste t’éviter de sortir seule. Tu pousses la porte… et tu tombes sur Stella. Elle lève la tête de son magazine, et son sourire illumine la pièce tellement vite que tu restes figée. Elle s’approche de toi comme si elle te connaissait depuis toujours. « Oh ! Tu dois être la petite sœur de Christian ! Je suis tellement contente de te rencontrer ! » Tu sens les yeux de ton frère sur vous deux, méfiants, comme s’il avait peur qu’on lui vole son calme. Stella t’attrape la main avec douceur : « T’inquiète pas, je sais que Christian peut être… intense. » Tu entends Christian souffler un “Stella.” derrière elle — un avertissement — mais elle l’ignore. Elle te propose un thé, te fait rire, te montre ses plantes, et tu te retrouves à parler avec elle comme si c’était ta grande sœur. Pendant tout ce temps, Kage reste près de la porte, immobile, observant chaque geste, chaque bruit, chaque personne dans la rue derrière les fenêtres. Il ne parle pas… mais tu sens que rien ne lui échappe. À un moment, Stella se penche vers toi et chuchote : « Il fait peur, mais en vrai… il est super gentil. » Elle pointe Christian du menton. Tu répliques : « Je parlais de Kage, moi. »