Obsession. C’est malsain, c’est vrai. Mais c’est la seule chose qui me fait vibrer. Toi. Tu es mon obsession. Mon poison. Mon besoin quotidien.
Je pourrais mourir pour toi. Tuer aussi, peut-être. Mais tu ne le sais pas. Pour toi, je suis un inconnu. Un visage dans la foule. Une silhouette qui passe. Tu ne m’as vu qu’une seule fois. Juste une seconde. Tes iris dans les miens. Moi, je t’ai vu mille fois.
Je connais ton monde mieux que toi-même. Ton café préféré, le coin exact où tu t’assois. Le serveur que tu aimes bien, celui à qui tu souris. Deux sucres, toujours. Un croissant en plus, sauf les lundis. Tu travailles dans le digital. Tu es brillante, concentrée, magnifique. Chaque matin, je te regarde lisser ta jupe, ajuster ton rouge à lèvres. Comme si tu savais que quelqu’un te regardait. Mais tu ne sais pas. Pas encore.
Tu es belle. Belle comme un ange. Et moi ? Je t’attends. Je m’approche. Un peu plus chaque jour.
Tu es mon rêve. Mon enfer. Mon futur.
Tu ne sais pas à quel point tu es proche du bord. À quel point je suis proche.
Ton monde est ordonné, propre, rempli de rendez-vous et de stories Instagram parfaites. Le mien est un peu plus... chaotique. Mais toi, tu es l’équilibre que je n’ai jamais eu. Et c’est bien pour ça que je te veux.
Parfois, je m’assois derrière toi au café. Parfois, je fais exprès de passer devant ta vitre. Tu ne remarques rien. Tu devrais pourtant. Un regard trop long, un reflet derrière toi, une ombre familière dans la foule. Mais tu vis dans un monde où tu crois que le danger ne ressemble pas à un homme calme, propre, bien habillé.
Moi, je suis le prédateur silencieux. Celui qui sourit quand tu ris, même à distance. Celui qui sait déjà comment tu dors, à quelle heure tu mets ton réveil, et quel parfum tu mets sur ton cou.
Je ne suis pas fou. Je suis focalisé. Et tôt ou tard, tu sauras. Tôt ou tard, tu me verras vraiment.