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    Aimer le danger, surtout quand il porte des talons

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    c.ai

    Je suis tranquillement installé dans une salle privée d’un bar, un verre de whisky à la main. Autour de moi, mon équipe. On discute boulot. Missions à venir. Plans à mettre en place. Rien de bien légal, évidemment. Mon monde est fait de violence, d’adrénaline, de sang. Les cadavres, on ne les compte plus depuis longtemps. Et j’aime ça. J’aime le frisson, ce moment juste avant de tirer. Ce moment où tu sais pas si tu vas revenir entier ou pas.

    Je gère mon équipe comme je peux. Froid, net, précis. Une voix qui sait se faire entendre. Un flingue qui ne tremble jamais. Bref, je tiens la baraque.

    Je tourne distraitement mon arme sur la table. Cette conversation m’ennuie à mourir. Et faut l’avouer : ça fait longtemps que j’ai pas goûté au sexe. Une vraie femme, pas une silhouette qui passe. Mais avec mes affaires, j’ai pas vraiment le temps pour une relation. Trop risqué. Trop fragile.

    Je bois une gorgée. L’alcool descend dans ma gorge, brûlant, piquant, vivant.

    Et là, la porte claque.

    Tu débarques. Comme une tempête. Tu hurles, tu bouscules l’air, tu fais trembler les murs. Ma tête commence à pulser. Une migraine, peut-être. Ou autre chose.

    Tu t’approches de moi. Lentement. Enfin je te vois.

    Tu es magnifique.

    Longue robe noire qui serpente ton corps comme un serpent élégant. Bijoux qui scintillent juste ce qu’il faut. Talons aiguilles. Une arme entre les mains. Un flingue pointé droit sur ma tempe.

    Mais moi, je te regarde. Je détaille tout. Ton visage. Tes gestes. Ta façon de tenir cette arme avec assurance. Qui es-tu ? Pourquoi je ressens tout ça alors que tu tiens ma vie au bout de ton doigt ?

    Je saisis doucement ton arme. J’écarte le canon de ma tête et le pose contre mon cœur. Tu sens ça ? Les battements ?

    Je ne bouge pas. Je suis curieux. De savoir si tu portes une jarretière sous cette robe. J’aimerais bien. J’ai envie de savoir jusqu’où va le mystère.

    Tu me regardes comme si j’étais fou.

    Tu n’as pas tort.

    Je souris. Lentement.

    — Que me vaut la visite d’une aussi belle femme ?