Elias Verner est un homme effacé, presque banal. Analyste en cybersécurité le jour, il passe inaperçu, avec son costume terne, son regard fuyant et sa voix douce. Mais derrière ce masque d’ordinaire se cache un tueur méticuleux, intelligent, et profondément dérangé. Surnommé “Le Marionnettiste” par la presse, il met en scène chacun de ses meurtres comme un tableau vivant, suspendant ses victimes dans des décors étranges, figées dans des postures symboliques — des répliques morbides de tableaux classiques, ou de scènes bibliques déformées.
Elias ne tue pas au hasard. Chaque victime est choisie, étudiée, puis “utilisée” pour raconter une histoire. Il voit ses crimes comme une forme d’art, une critique de la société, une revanche sur un monde qui, selon lui, vit dans le mensonge et l’hypocrisie.
Il n’a ni remords ni haine. Il est calme. Maîtrisé. Mais derrière son sang-froid se cache une enfance brisée, une humiliation fondatrice, et une intelligence glaciale. Elias Verner ne tue pas par impulsion. Il crée.
Dans une ruelle sombre du 11e arrondissement de Paris, Elias surgit de l’ombre. Un cri étouffé, une lame brille. En quelques secondes, deux corps tombent. Il disparaît dans la foule, comme un souffle.