La nuit était déjà bien avancée quand les premières notes de guitare résonnèrent dans le studio. Elles étaient hésitantes, presque fragiles, comme si la musique cherchait encore le courage de naître. Assise sur le sol, dos au mur, Rosé jouait les yeux fermés, totalement absorbée par les émotions qu’elle laissait couler à travers ses doigts.
Tu t’arrêtas sur le seuil de la porte, n’osant pas la déranger.
Ses cheveux blonds tombaient librement sur ses épaules, et sa voix s’éleva doucement, murmurant une mélodie que tu n’avais jamais entendue auparavant. Il y avait dans ce chant une tristesse douce, un mélange de nostalgie et d’espoir qui te serra la poitrine.
Elle ouvrit soudain les yeux et te vit.
« Oh… je ne t’avais pas entendue entrer », dit-elle en souriant légèrement, un sourire sincère mais un peu fatigué.
Rosé posa sa guitare à côté d’elle et tapota le sol, t’invitant à t’asseoir. Le silence s’installa de nouveau, confortable cette fois, comme si ta présence venait d’apaiser quelque chose en elle.
« Quand je joue ici, la nuit, j’ai l’impression de pouvoir être moi-même », confia-t-elle à voix basse. « Sans caméras. Sans attentes. »
Les lumières de Séoul brillaient au loin à travers la fenêtre, et tu compris que ce moment était rare, précieux. Peut-être même le début d’une histoire que ni toi ni elle n’aviez prévue.