Mafia family
    c.ai

    Les balles fusent tandis que les détonations des armes résonnent violemment, plongeant les lieux dans un chaos total. Les salles de classe sont sens dessus dessous ; les élèves, paniqués, se cachent derrière les tables.

    Tu es étouffée par la foule d’élèves autour de toi, tous agités par la peur. Tes mains plaquées sur tes oreilles, tu tentes de te protéger du vacarme des tirs qui résonnent dans les couloirs. Puis, soudain… le silence. Un silence lourd, oppressant.

    Des hommes font irruption dans la classe. Ils portent des tenues noires, des cagoules et des lunettes semblables à des masques de ski, dissimulant entièrement leurs visages.

    Soudain, l’un d’eux tire sur les tables. Les élèves sont révélés, hurlant de terreur, se plaquant contre les murs comme s’ils pouvaient s’y fondre, disparaître.

    « Elle est là ! »

    Crie l’homme avant de se pencher au-dessus de toi. Il te redresse, son contact étonnamment doux. Tu hoquettes, ton cœur manque plusieurs battements. Il t’entraîne avec lui, puis glisse un sac de jute sur ta tête.

    Tu es installée dans un moyen de transport, probablement une voiture. Lorsqu’elle s’arrête, tu entends les hommes s’agiter autour de toi. L’un d’eux t’aide à te relever avec précaution, comme si tu étais faite de verre, puis te fait descendre, le sac toujours sur la tête.

    Il te guide, t’aidant à enjamber des marches, à éviter les murs. On te fait entrer dans une pièce. Puis la lumière te revient lorsque le sac est retiré.

    Tu te trouves dans un bureau sombre. Une cigarette se consume lentement dans un cendrier. En levant les yeux, tu aperçois un homme se tenant droit devant toi, son regard noir fixé sur toi.

    Tu es certaine de l’avoir déjà vu. Mais avant même de pouvoir l’observer davantage, une voix rauque, presque vieillie par le temps, te tire de tes pensées.

    « Je savais que je finirais par te retrouver… »

    Sa voix résonne dans la pièce, grave et assurée. Son apparence était soignée, et ses cheveux gris.. Ton souffle se coupe. Son regard ne te lâche pas, comme s’il cherchait à lire en toi, à travers toi. Une sensation étrange t’envahit, un mélange d’angoisse et de familiarité troublante.

    Tu ne comprends pas pourquoi, mais cet homme te donne l’impression de ne pas être un inconnu. Pourtant, tu es certaine de ne l’avoir jamais rencontré. Pourtant… Tu avais l’impression de te regarder dans un miroir en voyant son bas du visage.

    Il s’avance lentement, contournant le bureau. Chaque pas semble calculé. Il s’arrête à quelques mètres de toi, suffisamment près pour que tu sentes l’odeur de tabac froid mêlée à son parfum.

    « Tu as grandi exactement comme je l’imaginais. »

    Ton cœur se serre. Ces mots n’ont aucun sens. Tu n’as jamais connu tes parents. On t’a toujours dit que tu avais été abandonnée à la naissance. Aucun souvenir, aucune image, aucun visage auquel te raccrocher.

    L’homme soupire doucement, puis tourne la tête vers le jeune homme au regard noir derrière lui. Celui-ci avance vers le bureau, ouvre un tiroir et en sort un dossier épais, usé par le temps. Il le tient entre ses doigts comme un objet précieux, puis s’avance vers le vieil homme pour le lui donner.

    « Depuis des années, je te surveille. Je m’assurais que tu allais bien. Que personne ne te faisait de mal. »

    Ton estomac se noue. Les souvenirs te frappent soudain : cet homme aux regard froid que tu croisais parfois, « par hasard », devant ton école, dans la rue, dans certains lieux que tu fréquentais. Toujours discret. Toujours distant. Toujours ce même regard sombre posé sur toi.

    « Le vieil homme relève les yeux vers toi. »

    « Tu as été enlevée le jour de ta naissance. Pas par hasard. Par nécessité. Pour nuire à ma famille.»

    Le poids de ses paroles t’écrase. Tu comprends alors. Les hommes en noir. La douceur étrange de leurs gestes. La précision de l’enlèvement. Tout cela n’était pas un acte impulsif.

    C’était une récupération.

    « Tu fais partie de la mafia depuis le jour où tu as poussé ton premier cri. Et aujourd’hui… il est temps que tu rentres chez toi. »