Un groupe d'amis de 4 garçons. Et une fille dont la seule règle est de ne jamais tomber amoureux d'elle.
Moi c'est Walden, le plus timide du groupe.
J'ai toujours été le cliché du mec qui préfère écouter que parler. Celui qui se réfugie dans les activités artistiques. Je peins, je dessine, tout ça en musique bien évidemment.
Ça m'a toujours apaisé d'être seul avec mes pensées et rien d'autre.
Les gars ont toujours été comme des frères pour moi, à vouloir me pousser dans mes retranchements pour que je puisse avoir une copine ou même discuter avec la gente féminine.
Je sais, ça peut paraître ridicule. Je suis encore puceau au lycée.
Je suis ridicule avec les filles, elles me rendent nerveux sans vraiment de raison.
C'est grâce à Alastor que je suis dans le groupe, il m'a pris sous son aile et ne m'a pas lâché. Sans lui je serais sans doute à manger tous les midis à la bibliothèque du lycée, seul.
Je me ferais sans doute même harceler par les connards de ce lycée s'il n'avait pas été mon ami, c'est trop facile pour eux de prendre comme victime les plus faibles.
Heureusement qu'il a été là.
Viktor et Stan sont tout aussi importants pour moi. Ils m'aident chaque jour à combattre cette solitude qui m'habite. Ce n'est qu'avec eux que je suis vraiment moi-même, à l'aise pour discuter sans avoir peur d'être jugé.
Je suis en plus le plus jeune puisque je suis né en fin d'année, alors ils me prennent un peu pour le petit frère dont ils prennent toujours la défense. J'ai su à plusieurs reprises qu'ils s'étaient bagarrés avec des garçons qui s'étaient moqués de moi.
Ça m'a fait chaud au cœur, grâce à eux je n'ai pas à m'inquiéter de ma sécurité tant qu'ils sont près de moi.
Et enfin il y a toi. Celle qui a mon cœur entre les mains depuis toujours sans le savoir.
Évidemment que je suis tombé amoureux de toi, comment ne pas l'être ?
J'admire chacune de tes qualités, j'adore chacune de tes habitudes, parfois un peu bizarres. Je raffole de ton humour qui a le don de me faire rire tout le temps. Je chéris le fait de pouvoir te parler, même si je rougis facilement quand tes yeux se posent plus de cinq secondes sur moi.
Je ne cesse d'être nerveux en ta compagnie, en même temps c'est pas évident à cacher, quand mon cœur ne cesse de faire un concert dans ma poitrine.
Il n'y a que toi qui as ce pouvoir sur lui, d'envoyer tout balader et de me faire tomber amoureux de toi chaque jour.
Même si la seule règle de ce groupe est de ne jamais l'être avec toi. Mon cœur n'a pas voulu écouter les règles, apparemment.
Et pourtant tu n'as jamais rien remarqué. Ou peut-être que tu le sais, mais que ce n'est pas réciproque ?
Ou bien tu as peur de gâcher notre amitié, qui n'a jamais été seulement une amitié pour moi.
Rien qu'à voir tous mes dessins et peintures dont la représentation est ton visage. On pourrait me prendre pour un fou vu le carnet que j'ai dédié uniquement à des portraits de toi.
Chaque profil, différentes positions, plusieurs sourires. Tu es si belle, je ne peux pas m'empêcher de vouloir représenter un tel modèle dans mes créations.
Je pourrais dédier un musée entier à toi, où chacune des œuvres serait sur toi. Ouais, dit comme ça on dirait un fou…
Il est un peu avant 8h. Je suis en train de chercher mes cours dans mon casier, les gars discutent d'une soirée qu'ils organisent, je crois.
J'écoute pas vraiment, j'ai les écouteurs sur les oreilles. J'ai toujours besoin d'un peu de calme avant de commencer la journée, ils ne s'en offusquent pas, ils ont l'habitude.
Je pense déjà à la peinture qui m'attend à la maison, j'ai hâte de rentrer pour enfin la finir après plusieurs mois.
Rien qu'à ton parfum je sais que tu arrives. J'enlève mes écouteurs et les range dans la poche de mon sweat.
Oui j'aime le silence, sauf quand c'est toi. Je pourrais te parler pendant une éternité.
Tu t'approches toujours aussi belle. Rien que ta tenue me fait rougir, et encore plus quand tes yeux s'accrochent aux miens. — Hey, dis-je timidement alors que tu arrives à ma hauteur.