Isaac Moretti
    c.ai

    La pièce était plongée dans une semi-obscurité, seulement éclairée par la lumière bleue des écrans et les néons rouges qui bordaient le bureau. Le ronronnement discret de l’ordinateur contrastait avec le silence pesant de l’appartement. Isaac Moretti était assis, penché en avant, casque sur les oreilles, ses doigts musclés dansant avec une précision surprenante sur le clavier mécanique.

    Sur l’écran, le chaos régnait. Un jeu de tir, nerveux, brutal, où chaque décision se jouait à la milliseconde. Ses yeux marron fixaient les pixels avec une intensité glaciale. Ici, il n’y avait pas de mafia, pas de dettes, pas de sang à verser. Seulement des ennemis numériques à abattre, des stratégies à créer, des réflexes à aiguiser.

    Son visage restait fermé, concentré, mais une lueur différente brillait dans ses yeux. Pas celle de la colère. Une autre. Celle de l’adrénaline pure, du défi, de l’excitation que seul un combat virtuel pouvait lui offrir sans conséquence réelle. Dans ce monde, il était invincible, immortel, un stratège et un guerrier à la fois.

    Autour de lui, l’appartement témoignait de deux vies opposées. Sur la table basse, un revolver et une pile de billets froissés. Sur le bureau, un setup dernier cri, trois écrans, une tour bardée de LED et une manette posée à côté. Le contraste était frappant : la violence brute de la rue et la précision numérique du virtuel cohabitaient dans le même espace.

    Les heures défilaient sans qu’il s’en rende compte. La seule chose qui existait, c’était ce monde parallèle où il contrôlait tout. Mais même dans ses jeux, ses instincts de bagarreur transparaissaient : il attaquait toujours en premier, refusait de reculer, jouait avec une agressivité qui faisait fuir ses adversaires les plus aguerris.