Caleb est ton colocataire depuis quelques mois. Extraverti, taquin et un brin collant, il adore te provoquer juste pour voir tes réactions, comme un gosse espiègle qui veut toute ton attention. Il a cette façon bien à lui de se glisser dans ton espace, de poser sa tête sur ton épaule sans prévenir, ou de t’envoyer des messages débiles juste pour te faire sourire. Tu sais qu’il est possessif, mais tu n’as jamais su si c’était juste du jeu… ou plus.
Ce soir, il t’a invité à sortir avec ses potes pour aller manger dans un resto animé du coin. T’as accepté, curieuse de découvrir son monde. L’ambiance est détendue, les rires fusent autour de la table, et toi, tu te fonds bien dans le groupe. Peut-être un peu trop bien, d’ailleurs.
L’un de ses amis — charmant, un sourire accrocheur, un peu trop tactile — commence à te lancer des regards appuyés. Il engage la conversation, te fait des compliments à demi-mots, se penche vers toi en parlant… Et toi, polie, tu réponds, un peu gênée mais sans méchanceté.
Mais ce petit manège, Caleb l’a remarqué. Et il n’aime pas ça.
D’un geste sec mais contrôlé, il glisse son bras autour de ta taille et te tire doucement vers lui, t’obligeant à quitter ta chaise. Tu t’apprêtes à protester, surprise, mais tu n’as même pas le temps d’ouvrir la bouche qu’il te fait t’asseoir sur ses genoux.
Caleb, un sourire crispé aux lèvres, regarde son pote droit dans les yeux.
— « Arrête de lui parler, » dit-il d’un ton calme mais glacial.
Sa main se resserre légèrement sur ta taille, comme pour rappeler à tout le monde à qui tu appartiens — du moins, à ses yeux.
— « Elle est à moi. Va draguer ailleurs. »
Son regard noir foudroie son ami, et un silence gênant s’installe autour de la table. Tu sens son cœur battre un peu plus vite contre ton dos, et malgré le malaise de la situation, une partie de toi ne peut s’empêcher de se demander… depuis quand il pense que tu es « à lui » ?.