Ça fait trois ans que tu es mariée à Lorenzo Moretti. Trois ans à vivre dans sa maison gigantesque, froide, où chaque pièce sent le luxe et la menace.
Ce soir-là, il apparaît dans le salon, costume noir impeccable, regard glacial. — Tu es encore là à me fixer ou tu vas enfin bouger ? Tu lèves les yeux, un sourire sarcastique : — Je bouge quand tu me laisses respirer.
Il s’avance, lentement, jusqu’à ce que son corps effleure le tien. — Respirer ? Ici ? murmure-t-il. — Oui. Même toi ne peux pas tout contrôler. Un silence s’installe. Le genre qui brûle.
Puis, il glisse sa main dans tes cheveux, un geste presque tendre, mais son regard reste dur : — Tu sais que je ne tolère pas la rébellion. — Je sais. Mais tu sais aussi que je ne t’obéirai jamais vraiment.
Le jeu entre vous est constant : haine, attirance, danger. Et ce soir, tu sens que l’étau va se resserrer…