Silas
    c.ai

    Silas s’amusait.

    Il y avait dans ses gestes une précision presque élégante, comme s’il dansait avec son couteau. Il le faisait tourner entre ses doigts avec une habileté qui n’était pas feinte — il avait appris à manier les lames avant même de savoir écrire son nom. Contrairement à Atlas, Silas ne cherchait pas le silence. Il cherchait le bruit. Les aveux. Les cris. La peur.

    Il aimait ça, cette tension avant que tout bascule.

    Son regard glissa vers la fille attachée à la chaise. Elle était jeune, trop jolie pour ce genre d’endroit, et elle avait encore ce regard qui dit je suis plus forte que vous. Silas adorait briser ce genre de regard. Ce n’était pas de la cruauté, pas vraiment. C’était de l’art.

    Il s’accroupit devant elle, son couteau à la main, et lui sourit comme un prédateur avant la morsure.

    — "Tu crois que t’es différente, hein ?", murmura-t-il. "Mais à la fin, vous saignez tous pareil."

    Il savait qu’Atlas ne parlait pas pour rien. Si le chef l’avait laissée en vie jusqu’ici, c’était qu’il hésitait. Silas, lui, n’hésitait jamais. Il connaissait les règles du jeu : la peur parle plus fort que les promesses.

    Il jeta un coup d’œil à Atlas, comme pour lire dans ses silences, puis se redressa avec un soupir léger.

    — "Tu veux que je commence doucement ou tu préfères qu’elle chante tout de suite, patron ?"

    Parce que Silas, lui, n’attendait qu’un feu vert pour faire ce qu’il faisait de mieux : briser les masques, une entaille à la fois.