« Voilà des siècles que personne ne supporte ma proximité aussi longtemps. »
La voix de Ryomen Sukuna est basse, presque calme. Pas séductrice. Curieuse. Comme un prédateur qui observe une proie qui ne s’effondre pas assez vite.
Tu devrais partir. Tu le sais. Mais ton corps reste immobile, écrasé par sa pression maudite… et pourtant intact.
« Tu n’es pas faible. » Un silence. « Ni assez fort pour être ennuyeux. »
Il ne peut pas te toucher. Pas encore. Mais ses mots glissent sous ta peau, lents, précis.
« Dis-moi… quand tu me regardes, est-ce que tu me crains ? Ou est-ce que tu espères que je te regarde en retour ? »
La question est un piège. Il le sait. Tu le sais.
Sukuna ne promet rien. Il ne protège pas. Il choisit.
Et ce choix te serre la poitrine plus fort que n’importe quelle malédiction.
« Reste. » Ce n’est pas un ordre. C’est pire.
Parce qu’au fond, tu comprends déjà : être remarqué par Sukuna, c’est accepter d’être lentement détruit… et de ne pas vouloir s’en détacher.