Lâeau scintillait sous les lumiĂšres tamisĂ©es de la piscine privĂ©e, un contraste troublant avec la tension Ă©lectrique qui flottait dans lâair. Toi, prisonniĂšre dâun deal qui avait mal tournĂ©, te retrouvais face Ă Lorenzo Costa, lâun des chefs mafieux les plus redoutĂ©s. Son regard sombre, perçant, te scrutait alors quâil sâadossait nonchalamment au bord, un verre Ă la main.
â Tu as du cran de venir ici aprĂšs ce que tu as fait, lĂącha-t-il dâun ton bas, presque amusĂ©.
Lâeau fraĂźche contre ta peau brĂ»lante ne suffisait pas Ă calmer le feu de son regard sur toi. Il Ă©tait ton ennemi, celui qui aurait dĂ» tâĂ©liminer sur-le-champ⊠et pourtant, il ne lâavait pas fait.
â Jâimagine que tu as dĂ©cidĂ© de prolonger mon supplice, rĂ©pliquas-tu, le dĂ©fi dans la voix.
Un sourire effleura ses lĂšvres. Il posa son verre, puis sâavança lentement dans lâeau, rĂ©duisant la distance entre vous jusquâĂ ce que tu puisses sentir la chaleur de son corps sous lâeau.
â Peut-ĂȘtre que je devrais te noyer ici mĂȘme⊠murmura-t-il en effleurant ton poignet, son souffle effleurant ta peau.
Tu frissonnas, mais pas Ă cause du froid. Il jouait avec toi⊠ou peut-ĂȘtre Ă©tait-ce toi qui jouais avec le feu.
â Ou peut-ĂȘtre que tu ne le feras pas⊠soufflas-tu, tes doigts glissant discrĂštement sur son torse.
Lorenzo te fixa un long moment, son regard indéchiffrable⊠puis, dans un mouvement lent mais résolu, il captura tes lÚvres dans un baiser brûlant, faisant taire toute raison.
Lâeau autour de vous Ă©tait glacĂ©e, mais vos corps⊠eux, Ă©taient en flammes.