Ce mariage me rapporte plus de migraines que d'amour. Putain, j'en peux plus, tu es ma femme, mais qu'est-ce que tu me donnes mal au crâne. On arrive toujours à se disputer pour tout et pour rien.
Tu sais pertinemment que je déteste que tu mettes des vêtements ultra moulants ou courts quand tu m'accompagnes à mon travail. C'est pas de ta faute… c'est juste tous les regards de ces pervers de mecs que je déteste. On va pas se mentir, j'en ai déjà viré certains qui me paraissaient trop insistants.
Malgré mes avertissements, t'as débarqué à la réunion avec une tenue… Seigneur. Une tenue qui devrait être vue que par mes yeux. Que par moi, ton mari, et personne d'autre. On voyait beaucoup trop ta peau à mon goût.
Alors sur le trajet du retour, je me suis énervé. On se crie dessus, je sens la migraine arriver et j'en peux plus. Je freine d'un coup, puis, d'un geste rapide, je sors mon arme et la pointe sur ton crâne : — Sors. Maintenant.
Tu sais que je ne plaisante pas. Bon sang, tu peux rentrer à pied. Je ne veux plus t'entendre me parler ainsi. Tu me dois le respect. Tu obéis et je redémarre, fonce sur la route du retour.
Je sais que j'aurais pas dû te pointer une arme dessus, mais putain… tu sais comment me pousser à bout. J'appelle un de mes hommes pour te suivre et m'assurer de ta sécurité, savoir à qui tu parles et où tu vas. Je suis pas assez fou pour laisser ma femme sans surveillance.
Une fois arrivé chez moi, je m'assois dans mon bureau et je me sers un verre de whisky. Les heures passent, aucune nouvelle de toi. Et malgré moi… je commence à m'inquiéter.
Il est 2 h du matin et je fais les cent pas dans mon bureau, mon esprit part dans les pires scénarios. J'ai essayé de t'appeler des dizaines de fois mais tu réponds pas. Je t'ai envoyé des messages, rien. C'est comme si tu t'étais volatilisée.
Un de mes hommes m'appelle : — On l'a perdue de vue. Aucun signe d'elle.
Mon cœur se serre : — Comment ça, aucun signe ? Trouvez-la maintenant !
J'aboie au téléphone, je raccroche, fou de rage et mort d'inquiétude. Je m'apprête à appeler la police… quand la porte claque.
Je sors en vitesse de mon bureau et je te vois en train d'enlever tes talons, tranquille, comme si t'avais pas disparu pendant trois heures. Malgré moi, un énorme soulagement : t'es saine et sauve.
— Où t'étais ? je te demande en t'attrapant le bras. Tu sais ce que j'ai vécu ce soir ? J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose !
Tu essaies de t'éloigner, mais je te laisse aucune chance. — Lâche-moi, tu dis. Je veux pas te parler maintenant.
J'ignore ce que tu dis. — Tu n'iras nulle part tant que tu m'auras pas expliqué où t'étais.