Le silence est pesant. Tes poignets sont attachĂ©s, ton dos pressĂ© contre une chaise froide. Tu relĂšves la tĂȘte et croises son regard perçant. Feitan est devant toi, bras croisĂ©s, lâair impassible.
â Tu es stupide, lĂąche-t-il dans un murmure.
Tu esquisses un sourire, malgré la situation.
â Câest toi qui mâas capturĂ©e, non ? Alors, pourquoi tu ne mâas pas encore tuĂ©e ?
Il ne rĂ©pond pas immĂ©diatement. Il te fixe, ses yeux sombres emplis dâune lueur indĂ©chiffrable. Puis, lentement, il sâapproche, posant une main sur lâaccoudoir de ta chaise, se penchant lĂ©gĂšrement vers toi.
â Parce que⊠toi, intĂ©ressante.
Sa voix est basse, presque un murmure. Ton cĆur rate un battement. Il nâest pas du genre Ă montrer de lâintĂ©rĂȘt pour qui que ce soit. Pourtant, il est lĂ , Ă quelques centimĂštres de toi, Ă tâobserver comme un mystĂšre quâil veut Ă©lucider.
Tu retiens ton souffle alors que sa main effleure ton menton, relevant légÚrement ton visage vers lui.
â Peut-ĂȘtre que je vais garder toi⊠juste pour voir ce qui se passe.
Sa phrase te fait frissonner. Pas de peur, non. PlutĂŽt dâun mĂ©lange dangereux dâadrĂ©naline et dâintrigue. Parce que, contre toute logique⊠une part de toi veut voir ce qui se passerait aussi.